L’arrivée à Montréal

  Je me rappelle encore la joie et l’excitation que j’avais à l’aéroport ce samedi 27 mai 2017. Mon projet prenait enfin vie, c’était le début d’une histoire et d’une nouvelle vie.

Je suis dans une telle euphorie, j’ai enfin réussi à concrétiser mon projet, mes papiers et mes valises sont prêtes (j’ai profité d’un bagage de 23 kg en plus grâce à Air Transat)      Je me souviens des larmes de ma sœur et ma mère qui vivaient un déchirement… [je me rend compte qu’à cet instant, je ne réalisais pas encore tout ce qui m’arrivait et j’ai mis quelques mois pour ma part à ressentir le manque de mes proches]

L’avion décolle et je me retrouve seule, face à ma nouvelle vie et à l’inconnu surtout, mais à aucun moment je ressens de la peur ou de la crainte. 

C’est un jour inoubliable, je me ressasse mon parcours, mon passé, mon petit vécu du haut de mes 27 ans. J’ai toujours ressenti une forme de honte en France car j’avais un profil « atypique » selon les recruteurs mais j’ai vite compris qu’il s’agissait d’une force et que j’étais une personne qui pouvait s’adapter sur n’importe quel type de poste dans n’importe quel secteur d’activité. Bref, je pensais qu’avec ce « CV » atypique, j’allais justement pouvoir m’épanouir et qu’on me laisserait enfin ma chance.

Arrivée à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal, je suis passée à la douane assez rapidement (10-15 minutes). J’ai donné ma lettre d’introduction au douanier et je lui est demandé s’il voulait la preuve de ma souscription à une assurance maladie. Il s’est absenté quelques minutes et est revenu avec mon beau PVT d’une durée de 2 ans (HOURA!)

Sur le chemin, j’observais avec attention la grandeur des autoroutes, des voitures, des espaces, des buildings… tout est immense comparé à la France. Rien n’est pareil et rien n’est comparable d’ailleurs car ici, c’est l’Amérique du Nord.

J’ai posé mes valises chez l’habitant en louant un Airbnb quelques semaines et j’ai été chaleureusement accueilli par un couple qui m’a très vite prise en sympathie. Conseils, astuces, anecdotes, j’ai été choyé par eux et je suis partie confiante dans cette nouvelle aventure.

J’ai réussi à trouver un logement dès ma première semaine grâce à une annonce sur Kijiji (l’équivalent du Bon Coin en France)

Grâce à une visite d’un grand 3 et demie (F2 en France) avec balcon, et mon passeport, j’ai signé mon premier bail. Oui je le répète, après la visite et mon passeport pour avoir mon identité, j’ai obtenu mon appartement… sans garant, ni fiche de paye, ni travail.

Icitte les Québécois vous font confiance et se fient à leur feeling (ce qui est déroutant pour nous Français) , j’étais épatée et je suis consciente que certain(e)s passent beaucoup plus de temps que d’autres pour trouver un appartement mais je vous livre mon expérience qui est personnelle. Ne vous décourager surtout pas car il y a une place pour chacun d’entre nous et la détermination et la persévérance sont les clés de votre aventure. 

2 commentaires sur “L’arrivée à Montréal

Répondre à Elisabeth Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s